Notes du Curieux maléfice
Purgon [1]
Théâtre. [Ref. au Malade Imaginaire de Molière.] Personnage tourné en ridicule par Molière, il est l’un des médecins de Argan, le malade imaginaire.
Célimène[2]
Théâtre. [Réf. au personnage du Misanthrope de Molière] Rôle de grande coquette dans une comédie. Jouer les célimènes. Jouer les rôles de grandes coquettes au théâtre.
P. ext. Femme d'esprit, coquette, légère et médisante. C'est une célimène.
La Fornarina [3]
Titre d’une œuvre de Raphaël, peinte entre 1518 et 1519, autrement titrée Portrait d’une jeune femme. Cette huile sur bois représente une jeune femme dénudée qui semble négligemment retenir une étoffe transparente pour couvrir son buste laissant deviner ses formes généreuses et dévoilant au spectateur le spectacle d’une poitrine au teint laiteux.
Style Directoire [4]
Style adopté à la fin du XIII e siècle caractérisé par une certaine sobriété et des formes carrées.
Courriériste [5]
Journaliste chargé de rédiger une chronique appelée courrier ; c’est-à-dire une rubrique régulière spéciale d'un journal alimentée par les lettres des lecteurs.
Grimod de la Reynière [6], Alexandre Balthazar Laurent Grimod de La Reynière (1758-1838).
Avocat sous Napoléon I, ce personnage acquiert sa célébrité non pas par le barreau, mais par sa vie sensuelle et la gastronomie.
Sybaris [7]
Cité la plus puissante de la , elle est réputée pour sa somptuosité, ses lieux de plaisirs, et la mollesse de ses habitants.Sa richesse fit d’ailleurs de luxuosité, du luxe sybarite, un luxe proverbial.
Cabotinage [8]
État des comédiens ambulants, et aussi des mauvais comédiens.
Thomas Diafoirus [9]
Théâtre. [Ref. au Malade Imaginaire de Molière.] Fils et neveu des médecins qui soignent Argan, le malade imaginaire, et à qui Angélique, la fille de ce dernier, est promise contre son gré.
Steeple-chase [10]
Terme d’équitation désignant une course d’obstacle.
Revue des Deux Mondes [11]
Périodique français bi-mensuel, fondé le 1er août 1829, c’est la littérature qui domine, à son origine, le contenu de la revue. Elle accueille par conséquent un grand nombre des grands noms de la littérature de cette époque, notamment Alexandre Dumas, Alfred de Vigny, Honoré de Balzac, Sainte-Beuve, Charles Beaudelaire. Par la suite, la politique, l'économie et les beaux-arts y prendront une place importante.
Mitan [12], XIIe siècle. D’origine incertaine.
Régional, dans un certain nombre de locutions. Milieu.
Cotte verte [13]
Jupe de paysanne ou de femmes du peuple, plissée par le haut à la ceinture.
Fig. Donner la cotte verte à une fille, signifie renverser une fille sur l’herbe en folâtrant.
Le procédé Colas [14]
Procédé de réduction mécanique mis au point par Achille Colas. Présentée en 1839, et grâce à l’association du célèbre fondeur Ferdinand Barbedienne par la suite, cette invention fut déterminante dans le développement de la sculpture d’édition.
Chaville [15]
Située à treize kilomètre de Paris et six de Versailles, la commune de Chaville est bordée par la forêt de Meudon d’une part et de la forêt de Fausses-reposes d’autre part.
Égipan [16]
Personnages secondaires de récits mythologiques ou fantastiques, ce sont de tout petits hommes velus avec des cornes et des pieds de chèvre dont le seul rôle semble être de peupler, égayer ou brièvement troubler la solitude des montagne et des bois.
Un fort de la halle [17]
Garçon boucher, homme fort portant les carcasses animales dans les halles marchandes.
Buen retiro [18]
Le Palais du Buen Retiro, résidence secondaire de Philippe IV, voit sa conception commencer en 1630 sur un terrain quelque peu éloigné du centre de Madrid, mais où la vie s’avère fort agréable du fait de sa situation dans une zone boisée et fraîche. Depuis cette époque, il fut, avec ses jardins, témoins de la vie de la cour d’Autriche et des premiers Bourbons mais également du passage d’artistes tels que Velasquez, Zurbaran ou Lucas Jordan dont les fresques et les tableaux décorent aujourd’hui encore les murs.
Dolman [19]
Veste caractérisée par des manches pendantes et retenue sur les épaules par un cordon seulement, puis ajustée à la taille et pourvue de brandebourgs faisant partie de l'uniforme des hussards.
P. ext. Vêtement masculin ou féminin ayant la forme d'un dolman.
Mimi-pinson [20]
Personnage du conte homonyme d’Alfred de Musset. Mimi Pinson est une grisette, c’est-à-dire, une fille de basse condition dont la fréquentation amusait souvent, au xixe siècle, les gens de qualité. Jeune parisienne, cette blonde grisette mêle à une piété naïve et simple une grande insouciance et vit au jour le jour, sans autre morale que celle de l’instinct.
Carrousse [21]
Partie de boire, excès de boisson.
Humeur [22] (masc. dans le texte)
Désignant un « liquide » dans sa première acceptation, le terme humeur tomba en désuétude et le XIXe siècle marqua le début de la régression de l’usage du mot humeur pour évoquer les fluides corporels. Le langage courant, petit à petit, conduit à l'utiliser pour évoquer des émotions.
Il prendra par la suite le sens de disposition, particularité constante ou momentanée du caractère, du tempérament d'une personne ; sa disposition de caractère, état de réceptivité dans lequel elle se trouve à un moment donné, ou encore, la tendance dominante de son tempérament, de son caractère, sa manière d'agir, de ressentir répondant à un élan irréfléchi, spontané.
Piol [23] pourrait avoir trait à deux sens.
Premièrement, géographique. La région niçoise est faite en grande partie de collines dont l’activité agraire traditionnelle fut boulversée, au XIXe siècle, par le tourisme de villégiature. Parmi ces collines, celle du Piol connut un sort particulier : face au Cimiez des Anglais, elle apparaît comme le quartier favori des Russes à Nice.
La coupure provoquée dans les années 1860 par l’installation du chemin de fer Comme nombre de collines suffisamment irriguées et assez proches du noyau urbain unique que formait alors l’actuel Vieux-Nice, le Piol se voit partagé entre deux types de fonctions, par ailleurs liées : la production agricole, maraîchère et oléicole, et le séjour estival de la noblesse niçoise. La douceur et la fraîcheur du climat de la colline, déjà repérée par la noblesse, ne tarda pas à attirer la grande bourgeoisie niçoise.
Deuxièmement, Piol, pourrait être un néologisme dérivé de piolé (ée), adjectif signifiant peint, marqué de diverses couleurs (terme vieilli). Ou encore qui est moitié d'une couleur, moitié d'une autre.
David Tenier [24], dit le jeune (1610-1690).
Peintre flamand, influencé par Rubens et Adam Esheimer, au répertoire particulièrement varié, il s’intéresse essentiellement aux effets de lumières : crépuscule, clair de lune, ou encore temps de neige. Il peint un grand nombre de paysages dans lesquels les nuages contribuent à l'animation de la composition.
Adriaen van Ostade [25], né Adriaen Hendricx (1610-1685).
Peintre hollandais. Uzanne fait sans doute référence ici à l’œuvre intitulée L'Analyse, réalisée en 1666. Ostade a exécuté plusieurs œuvres, utilisant la même composition et montrant des hommes dans un cadre identique, vus aux trois quarts, assis devant une table couverte généralement d’un riche tapis d’origine orientale et absorbés dans une activité d’étude. Le titre, conservé ici, sous lequel a été inventorié le tableau Dutuit à son entrée au Petit Palais permettait de ne pas prendre parti de manière précise sur la profession du personnage et sur la nature exacte du liquide qu’il examine. Il semble bien qu’il s’agisse d’un médecin absorbé dans l’une de ses activités les plus fréquemment représentées pour établir un diagnostic, l’examen d’un flacon d’urine.
Jean Anthelme Brillat-Savarin [26] (1775-1826)
Illustre gastronome français, qui fut, toue sa vie, un épicurien, au sens proprement philosophique du terme.
Mathurin Régnier[27] (1573-1613)
Premier poète satirique français. Il est connu pour son goût très vif pour les plaisirs et, bien que cela ne soit vérifié, une « précoce » et assidue fréquentation des tripots.
Duclos, Charles [28] (1704-1772)
Ecrivain libertin du XVIIIe siècle, plus particulièrement connu pour son regard sur les mœurs de son époque.
Amignotés [29]
Traiter avec tendresse une personne que l'on aime; tenter de s'attirer les faveurs de quelqu'un par la douceur.
Syn. de caresser, dorloter, amadouer, flatter.
Desforges-Maillard [30], Paul (1699-1772)
Poète français né au Croisic en Bretagne, qui, du fond de sa province, adressait de mauvais vers au Mercure. Le rédacteur du journal lui ayant signifié qu'il n'insérerait plus rien de lui, il imagina d'adresser ses poésies sous le nom d'une muse bretonne imaginaire, Mlle Malcrais de La Vigne. Elles furent dès ce moment reçues avec empressement ; le rédacteur s'éprit même d'une belle passion pour la mystérieuse inconnue. Desforges mit un terme à cette mystification en se faisant connaître. Les Poésies de Mlle Malcrais ont été publiées en 1735.
Lancret, Nicolas [31] (1690-1743)
Peintre français au talent de dessinateur reconnu, il a joui de son vivant d’une grande réputation et les plus habiles graveurs de l’époque ont reproduit ses œuvres. Ayant eu pour professeur le même maître que Watteau, son trait est souvent apparenté à celui de ce dernier ; ce qui lui valu d’ailleurs la jalousie du grand peintre des fantaisies galantes, des arabesques à figurines, scènes de théâtre, mythologies – rêveur délicat, du spectacle de la vie mondaine et rustique – et la rupture de leur relation. Lancret est un peintre de nature ; de ses promenades à la campagne, il rentre avec des croquis de tout ce qui le frappe. Ainsi, il peindra un nombre considérable de tableaux de genre, des noces de villages, des bals, des foires.
Marmontel, Jean-François [32] (1723-1799)
Encyclopédiste français (partie littéraire), Marmontel, proche de Voltaire et ennemi de Rousseau, est un grammairien et un poète qui connut une grande notoriété à la cour de France et dans toute l’Europe du xviiième siècle. Il fut également historien, conteur, romancier, dramaturge et philosophe.
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